
Je ne suis pas économiste, mais je constate chaque jour que les responsables de nos sociétés cherchent continuellement la meilleure façon de gérer les multiples prélèvements qui assurent le fonctionnement de la collectivité. Mais ils semblent incapables de trouver un équilibre, et la remise en cause est incessante. Pourtant, la vie quotidienne n’est pas si changeante.
Les taux sont constamment revus, les bases de calcul changent régulièrement, les comptes ne sont jamais clos, et, pour les non-initiés que nous sommes, cette errance du processus nous remplit de doutes quant à son équité.
Pour les particuliers comme pour les entreprises, il existe trop de cas particuliers qui génèrent incompréhension et suspicion entre les différents acteurs. Il en résulte un sentiment d’iniquité, alors même que nos responsables politiques affirment que la finalité de tout cela est le bien-être de tous.
Il est alors facile d’avoir l’impression que l’objectif est mal maîtrisé, tant il change souvent, tant il faut sans cesse le modifier à la hausse. Le système établi, qui sert de base aux décisions, est-il vraiment bien visualisé ou même compris par ces soi-disant experts ? Quelle que soit la somme demandée, les plus aisés en contestent souvent le bien-fondé et cherchent des manœuvres évasives.
Il est vrai que ceux qui estiment être mal payés pour leur travail ont du mal à en restituer une partie. Il en va de même pour ceux qui perçoivent de belles prestations et doivent en rendre une plus grande part. Ces derniers sont, du reste, trop souvent aidés par des lois douteuses validées par les élus.
Il semblerait que chacun estime donner trop par rapport à ce qu’il reçoit. L’idéal serait que cette part ne soit pas versée dès le départ, afin de ne pas avoir à la restituer. Il n’y aurait alors plus d’ambiguïté à ce sujet.
Je ne comprends pas pourquoi personne ne semble avoir pensé à cette évidence. C’est pourtant à travers les échanges que chacun crée un surplus de richesse, lequel sert ensuite à d’autres échanges de biens et de services.
En effet, chaque échange, quel qu’en soit le niveau, dégage un intérêt commun et bien compris pour les deux parties — intérêt qui est la raison même de l’échange.
Je sais que cela peut paraître abstrait, mais le premier de ces échanges consiste à apporter ses compétences à quelqu’un qui en a besoin et qui compense cette aide par la cession d’une certaine quantité de richesse. Cela peut sembler flou, mais c’est simplement l’une des définitions du travail : la principale action sociale qui procure des richesses.
Bien sûr, il n’y en a jamais assez. Mais puisque notre société a choisi le principe de la punition avant celui de la prévention, en s’appuyant sur la fameuse phrase (intelligente mais usée) : « Nul n’est censé ignorer la loi ! », de nouvelles analyses ne sont pas prés d’émerger.
Peu importe, semble-t-il, aux gestionnaires de notre société, que de vrais travailleurs ne gagnent pas suffisamment pour vivre correctement. De plus, tout semble médiatiquement organisé pour que ces derniers finissent surendettés et écopent de punitions insurmontables.
Dans le même temps les multiples élus, coresponsables de la gestion de notre économie laissent peser, en 2025, sur les épaules de chacun — pauvres ou non — près de 70 000 € de dette nationale, sans jamais subir la moindre partie des sanctions infligées aux plus faibles surendettés.
Et c’est là que le bât blesse: il ne faut surtout pas donner l’exemple d’une impunité politique et laisser croire aux plus influençables qu’ils peuvent dépenser, eux aussi, plus de richesses qu’ils n’en possèdent — surtout lorsqu’il leur faut encore en garder pour les impôts. Ils sont, après tout, aussi « nobles » que nos dirigeants.
Vous conviendrez que le système est un peu pervers et absurde. Les richesses que le citoyen génère par son travail comportent déjà une part des impôts qu’il devra restituer. Ne vous trouvez pas que c’est quand-même idiot? Pourquoi ne pas les prélever au moment de l’achat?
Cela pourrait venir en déduction de ce qu’il devra au final. L’État toucherait ses recettes en temps réel, suivant le rythme de la consommation. Ainsi, plus de pénalités de retard.
Certains avanceraient une dangereuse dépendance des ressources publiques au volume de consommation. C’est pourtant un argument irrationnel de la part de ceux qui refusent de comprendre que toutes les richesses disponibles proviennent, directement ou indirectement, de tous les types de consommation réunis.
Et quand je parle de consommation, j’inclus bien sûr toutes les richesses issues des échanges de services ou de produits. Ces échanges sont la principale raison — et la conséquence — du développement de la société.
À partir de là, il devient tout à fait logique que ces échanges soient la base du prélèvement des coûts de gestion de la collectivité dans son ensemble.
Il me paraît donc simple, pour ceux qui disposent de toutes les données (impôts, taxes et prélèvements obligatoires tous azimuts), d’en faire la somme et de la comparer au montant global de tous les échanges, afin de déterminer le ratio qu’il faudrait appliquer pour récupérer le même montant d’impôts annuels.
Je sais que c’est un peu long, mais il faut que ce soit compris le mieux possible et surtout pas associé au prélèvement actuel à la source qui n’a rien à voir avec ce que je présente.
Il s’agit d’obtenir une fiscalité plus simple, plus transparente et plus juste pour tous.
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