Ne vous mettez pas en colère !

C’est une réponse à un mail reçu du « parti Renaissance ».

Le message, bien présenté, mettait en avant les raisons « évidentes pour eux » de la réforme des retraites.

Je n’ai pas tout lu car une des premières phrases montrait d’emblée la limite du manque de réflexion du narrateur. C’est là où les politiques sont les plus forts quand ils veulent focaliser l’attention pour se valoriser. La voici :

«  Cette réforme (des retraites), nous la faisons pour les Français les plus modestes et ceux issus de la classe moyenne ; ceux qui n’ont d’autre richesse que le fruit de leur travail… »

 Cette phrase ne fait qu’expliquer l’évidence et la normalité des choses. Des gens aussi perspicaces devraient bien comprendre (normalement), que la retraite des français modestes et des autres sera toujours liée au fruit de leur travail. Et si cette retraite ne leur permet pas de vivre correctement, c’est sans doute que le fruit de leur travail a toujours été dévalorisé par rapport à celui des couches supérieures.

Ceux qui ne seraient pas convaincus par cette affirmation peuvent prendre connaissance du dossier : https://arretons-les-conneries.fr/wp-content/uploads/SMIC-Rattrapage-ou-Distanciation.pdf

Le raisonnement apporté par le parti politique n’est pas faux. Il est semblable aux arguments de ceux qui ont amenés les précédentes réformes. Il reprend le train en marche et anticipe des effets déjà traités sans résultats puisque de nouveaux problèmes refont surface.

Dommage de « ne pas vouloir » accepter que la solution du problème ne soit pas vraiment là. Mais je vous propose de réfléchir différemment et comme nous allons avoir à faire souvent référence à nos Grands Décideurs Super Intelligents, pourquoi ne pas les nommer G.D.S.I.

Du reste, il faut bien avouer qu’ils prétendent systématiquement être meilleurs que les autres qui, eux, ont été tellement mauvais… avec des résultats similaires.

Dans notre pays, il y a environ 30% de la population au-dessus du salaire moyen de 2558 € qui s’enrichit toujours plus et quelque soit la conjoncture. Ce salaire moyen augmente plus vite que le salaire médian et c’est dans cette partie de la population que nous trouvons pratiquement tous nos G.D.S.I.

Il y a 7% de chômeurs dans les 70% restants. Nous trouvons donc 63% de travailleurs en-dessous du salaire moyen qui produisent de la richesse pour notre pays. Vous savez,  » les plus modestes et ceux issus de la classe moyenne  » dont parle le mail de Renaissance.

Le fait est, que pour beaucoup d’entre eux, le pouvoir d’achat diminue et que d’autres finissent par être en-dessous du seuil de pauvreté.

C’est pourtant incompatible avec un cumul des richesses de notre pays qui a toujours augmenté depuis des dizaines d’années. 

Comment les politiques, qui font partie de la classe des 30%, peuvent-ils expliquer cette aberration ?

Ce simple constat devrait les alerter car c’est l’intégralité de ceux qui génèrent de la richesse qui devraient progresser et pas seulement les 30% les mieux placés.

Il y a obligatoirement une gestion déséquilibrée dans la répartition des richesses créent par les 63% et affectées à sens unique par les G.D.S.I. bien placés au-dessus du salaire moyen.

Si nos G.D.S.I. ne sont pas capables de régler ce problème de partage de richesses, les ressources, perçues par les salaires d’une grosse partie des 63% qui travaillent à générer de la richesse, seront toujours trop faibles pour avoir des indemnités de retraite correctes.

Travailler deux ans de plus revient, pour la classe des 63%, à abreuver encore un peu plus les G.D.S.I. qui décident, eux, de la suffisance des ressources que leurs « grouillots » doivent avoir.

Ce ne sont pas les « prétendus sages » G.D.S.I. du conseil constitutionnel, qui vont dire le contraire après avoir validé la réforme de retraite, alors qu’ils acceptent sans sourciller de recevoir de doubles indemnités mensuelles à la limite de la légalité.

Il faut être stupide pour penser que c’est l’unique solution pour améliorer la société.

Et ce n’est pas en distribuant des chèques ou bonifications qui n’alimentent même pas les caisses de retraites que ces manœuvres irréfléchies vont prouver le contraire.

Et puis, il y a un autre problème auquel il faudrait s’attaquer de manière plus logique. Les G.D.S.I. portent aux nues toutes les entreprises qui vendent les produits moins chers que les autres entreprises et qui captent les ressources de millions d’acheteurs. Si c’est bon pour le flux financier des banques, le moins cher, c’est aussi moins de valeur ajoutée, donc moins de TVA pour la gestion du pays, moins de finances pour le revenu des travailleurs surtout quand les produits sont fabriqués à l’étranger.

La création des monopoles c’est aussi moins de richesses redistribuées dans le tissu social par les centaines d’entreprises qui ont fini par disparaître. C’est aussi moins d’impôts qu’il faut récupérer par d’autres moyens.

C’est aussi de très gros moyens pour faire de l’optimisation fiscale et quand on constate le niveau des G.D.S.I. qui gèrent le contrôle de notre budget national toujours plus déficitaire, on est en droit de ce faire du souci.

Là, ce ne sont pas 17 milliards d’Euros prévus en 2030, mais pratiquement 3000 milliards d’Euros de déficit national en ce moment présent et pour lesquels ils ne font rien.

Même un « sans dent » comme je dois l’être pour eux, comprend qu’ils veulent nous faire avaler des couleuvres.

Il faut que l’information circule dans tous les plans, dans toutes les mairies, dans tous les partis s’ils sont capables d’écouter, chez tous les journalistes qui ne cherchent pas que le buzz et il doit bien exister quelques politiques capables de comprendre des choses aussi simples que celles qui viennent d’être exposées.

Je viens de faire une partie du travail, mais je suis bien seul pour faire passer le message. Si d’aventure vous pensez qu’il est utile, alors faites le circuler vers le plus de gens et d’élus possibles.

Merci.


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